Emilie's profile¤ Amûr Eclipse ¤PhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    January 29

    Sans retour

    Il est exactement 17 heures et 5 minutes quand je vous demanderai ça...

     

    Je voudrais un billet pour une destination sans retour. Est-ce possible, monsieur??

     

    Merci de prendre en compte ma demande... Même si elle est hors de prix pour moi...

     

    Pour l'instant.

    En espérant que vous n'égariez pas ma demande... et que le facteur ne se tarde pas à passer.

       

    January 23

    Make me...

    'Vivement le lendemain de mon anniversaire' est l’intitulée de l’épisode qui résume ces derniers jours.

    A mon anniversaire il n’y avait ni bougie à souffler, ni cadeaux à ouvrir. C’est vraiment terrible de fêter son anniversaire un lundi.

    Les lundis sont toujours signes de malheurs… où le réveille du matin ne sonne que rarement, où le bus passe en retard, où le nombre d’accident sur la route est le plus important, etc…

    Prenez un exemple… Monsieur l’Abbé Pierre, pourquoi diable avait-il choisit d’aller vers l’au-delà un lundi ? Et bien, c’est comme ça c’est tout.

     

    Je hais les lundis !… Ceux où on se lève toujours du mauvais pied pour aller au travail, où on tombe malade, où on ne trouve jamais de créneau pour voir celle ou celui qu’on aurait –vraiment- voulu voir.   

     

    Mais tant pis, je me rattraperai un autre jour. Après tout, ‘ le monde appartient à ceux qui rêvent trop’, n’est ce pas ?

     

    C’est impressionnant comme le vent tourne. Avant, j’appréciais Noël, maintenant plus. Avant j’aimais le jour de mon anniversaire, plus maintenant. Arf, je suis devenue si aigrie alors ? Si c’est vraiment le cas…

     

    O’scouuuuuuuuuurs !! Je crois que je suis sur une pente glissante… sur un terrain de danger.

     

    Help me please… and make me smile…

     

     

    Rencontres

     

     Grand Corps Malade - Rencontres

     
     C’était sur une grande route, j’marchais là d’puis des jours
     Voire des s’maines ou des mois, j’marchais là d’puis toujours
     Une route pleine de virages, des trajectoires qui dévient
     Un ch’min un peu bizarre, un peu tordu comme la vie
     Evidemment j’étais pas tout seul, j’avais envie d’faire connaissance
     Y’avait un tas d’personnes et personne marchait dans l’même sens
     Alors j’continuais tout droit mais un doute s’est installé
     Je savais pas c’que j’foutais là, encore moins où j’devais aller
     Mais en ch’min au fil du temps j’ai fait des sacrées rencontres
     Des trucs impressionants, faut absolument qu’j’vous raconte
     Ces personnages que j’ai croisé c’est pas vraiment des êtres humains
     Tu peux parler avec eux mais jamais leur serrer la main
     Tout d’abord sur mon parcours j’ai rencontré l’innocence 
     Un être doux, très gentil mais qui manque un peu d’expérience
     On a marché un p’tit moment, moins longtemps que c’que j’aurais cru

     J’ai rencontré d’autres éléments et l’innocence a disparue
     Un moment sur mon ch’min, j’ai rencontré le sport
     Un mec physique, un peu grande gueule mais auprès d’qui tu d’viens fort
     Pour des raisons techniques on a du s’quitter c’était dur
     Mais finalement c’est bien comme ça, puis l’sport ça donne des courbatures
     J’ai rencontré la poésie, elle avait un air bien prétentieux 
     Elle prétendait qu’avec les mots on pouvait traverser les cieux
     J’lui ai dit j’t’ai d’jà croisée et franchement tu vaux pas l’coup
     On m’a parlé d’toi à l’école et t’avais l’air vraiment relou
     Mais la poésie a insisté et m’a rattrapé sous d’autres formes
     J’ai compris qu’elle était cool et qu’on pouvait braver ses normes
     J’lui ai d’mandé tu penses qu’on peux vivre ensemble ? J’crois qu’j’suis accroc
     Elle m’a dit t’inquiêtes le monde appartient à ceux qui rêvent trop
     Puis j’ai rencontré la détresse et franchement elle m’a saoulé
     On a discuté vite fait mais rapidement je l’ai r’foulée 
     Elle a plein d’certitudes sous ses grands airs plein d’tension
     Mais vous savez quoi ? La détresse, elle a pas d’conversations

     Un moment sur ma route j’ai rencontré l’amour
     J’lui ai dit tient tu tombes bien, j’veux t’parler d’puis toujours 
     Dans l’absolu t’es une bonne idée mais dans les faits c’est un peu nul
     Tu pars en couille une fois sur deux faudrait qu’tu r’travaille ta formule
     L’amour m’a dit écoute petit ça fait des siècles que j’fais mon taff 
     Alors tu m’parles sur un autre ton si tu veux pas t’manger des baffes
     Moi j’veux bien être gentille mais faut qu’chacun y mette du sien
     Les humains n’font aucun effort et moi j’suis pas un magicien 
     On s’est embrouillé un p’tit moment et c’est là qu’j’me suis rendu compte
     Que l’amour était sympa mais que quand même il s’la raconte
     Puis il m’a dit qu’il d’vait partir, il avait des rendez-vous par centaine
     Que ce soir il d’vait diner chez sa d’mi-soeur : la haine
     Avant d’partir j’ai pas bien compris, il m’a conseillé d’y croire toujours
     Puis s’est éloigné sans s’retourner, c’était mes derniers mots d’amour
     J’suis content d’l’avoir connu, ça j’l’ai bien réalisé
     Et je sais qu’un d’ces quatre on s’ra amené à s’recroiser
     Un peu plu stard sur mon ch’min j’ai rencontré la tendresse

     Ce qui reste de l’amour derrière les barrières que le temps dresse
     Un peu plus tard sur mon ch’min j’ai rencontré la nostalgie
     La fiancée des bons souvenirs qu’on éclaire à la bougie
     Assez tôt sur mon parcours j’avais rencontré l’amitié
     Et jusqu’à c’jour, elle marche toujours à mes côtés
     Avec elle j’ma tape des barres et on connait pas la routine
     Maintenant c’est sûr, l’amitié, c’est vraiment ma meilleure copine
     J’ai rencontré l’avenir mais il est resté très mystérieux
     Il avait la voix déformée et un masque sur les yeux
     Pas moyen d’mieux l’connaitre, il m’a laissé aucune piste
     Je sais pas à quoi il r’semble mais au moins j’sais qu’il existe
     J’ai rencontré quelques peines, j’ai rencontré beaucoup d’joie 
     C’est parfois une question d’chance, souvent une histoire de choix
     J’suis pas au bout d’mes surprises, là d’sus y’a aucun doute
     Et tous les jours je continue d’apprendre les codes de ma route

     C’était sur une grande route, j’marchais là d’puis des jours

     Voire des s’maines ou des mois, j’marchais là d’puis toujours
     Une route pleine de virage, des trajectoires qui dévient
     Un ch’min un peu bizarre, un peu tordu, un peu comme la vie.